Jack Ryan: shadow recruit¹

de Kenneth Branagh, 2014, *

Dégoulinant de patriotisme américain jusqu’à la nausée, ce scénario original basé sur les personnages de Tom Clancy n’est finalement rien d’autre qu’une succession de scènes héroïco-prévisibles où Jack Ryan, sa femme et son mentor contrecarrent des plans russes pour détruire économiquement les États-Unis². Côté crédibilité, on note qu’une opération impliquant des milliers d’opérations financières portant sur quelques billions de dollars dépend d’une explosion terroriste à Manhattan (ne me demandez pas pourquoi) et qu’il suffit de bourrer la gueule à un Russe et de lui mettre un joli minois sous le nez pour la faire capoter. Bref, rien à voir, le film n’évite le zéro pointé que parce que le montage est franchement réussi.

¹ Le Comité anti-traduction foireuses cherche toujours pourquoi la distribution française se fait sous le titre « The Ryan initiative », qui n’a rien à voir avec le schmilblick.

² Hello, la guerre froide est finie, vous savez ?